Motions

Union de Loir et Cher : 

Motion proposée au CDEN lors de la carte scolaire 2021-2022 (le 17/03/2021).

 

Le Conseil d'administration des DDEN de Loir et Cher, réuni le 09/03/2021 à Blois, a étudié les cas envisagés de fermetures de classes et souhaite formuler quelques remarques à propos des choix retenus pour cette carte scolaire 2021 - 2022.

Après le CTSD du 17/02/2021, sur les 30 classes dont la fermeture a été retenue : 2 sont en REP+ sur Blois et 18 affectent des RPI. Décisions qui impacteront la qualité de l'enseignement et les conditions de vie en monde rural.

- Même si la carte scolaire repose sur une analyse des effectifs prévus à la rentrée scolaire future (en tenant compte souvent de la moyenne d'élèves par structure), l'incidence d'une fermeture de classe sur les conditions de mise en œuvre et sur la qualité de l'enseignement futures peut être déterminante et très différenciée selon les sites. 
    De plus en plus souvent sont accueillis dans les classes des enfants dont l'intégration est délicate : handicapés moteurs, enfants reconnus handicapés et déclarés à la MDPH, élèves d'Ulis, enfants de réfugiés primo-arrivants non francophones, enfants du voyage... Ces difficultés de fonctionnement ne peuvent pas apparaître dans les nombres alors qu'elles sont déterminantes au quotidien. N'y aurait-il pas nécessité de reconnaître ces cas en leur attribuant une comptabilisation différente dans la moyenne par école : fois 2, par exemple ?
    Dans certains RPI, suite à la fermeture d'une classe, la répartition des générations est telle que, des classes à double niveau en GS-CP ou CP-CE1 auront un effectif supérieur à 24. (Cas qui vont à l'encontre des préconisations du Président de la république qui demandait des classes allant de la GS au CE1 avec des effectifs inférieurs à 24).
Dans ces configurations, comment ne pas entendre les arguments, avancés par les différents élus, d'écarts négatifs de moyens attribués par l'institution aux écoliers vivant en ruralité en comparaison de ceux qui sont "urbains" (classes en REP+ à effectif de 12 de la GS au CE1) ... De plus, nous avons tenu recevable également l'argument que "de petites structures, dans des locaux plus vastes permettent d'être plus efficients dans l'application des protocoles sanitaires successifs.


    
- "L'ouverture ou la fermeture d'une classe dès lors qu'elle n'entraîne ni la création ni la suppression d'une école ne nécessite pas de décision du conseil municipal." 
    Cependant, partout où une classe est proposée à la fermeture et lorsque cela n'a pas été le cas, nous demandons qu'un dialogue local effectif s'ouvre entre les maires et les services de l'Éducation nationale sur la pertinence du projet de fermeture au regard de l'enjeu qualitatif.
    L'école rurale mérite une attention toute particulière car l'offre scolaire est un des principaux enjeux pour l'attractivité de ce territoire dans lequel la qualité de vie et la proximité sont recherchés par les citadins. "Un village sans école est un village qui meurt".

- Les DDEN soutiennent la proposition de loi du député visant à conditionner, dans le monde rural, la fermeture d'une classe (et non seulement la fermeture d'une école) à l'approbation du maire (dans les communes de moins de 5000 habitants).